Trop de choses, des mauvaises malheureusement.
Des hommes meurent de froid dans la rue, comme des femmes meurent sous les coups de leur conjoint.
Des enfants sont exploités, des familles sur-endettées.
Les jeunes traitent les adultes de "rabat-joie", et disent qu'ils veulent "profiter de leur jeunesse".
Ils profitent en se tuant sur la route parce qu'ils ont trop bu,
en loupant leur bac et à se retrouver sans boulot à 20 piges, et en se moquant des plus faibles qu'eux.
Leurs parents leur font la morale, mais la mère travaille à carrefour depuis qu'elle a 18 ans, le père est bourré 3 soirs par semaine et va finir à l'hosto pour coma éthylique.
La s½ur de 12 ans laisse dépasser son string, le petit frère de 7 ans s'extasie devant des films d'horreur et joue à la guerre avec un flingue en plastique.
Maintenant, je ne pense plus, je rêve. Le temps s'écoule et mes pensées se transforment en rêves irréalisables, en espoirs, en utopie. Je voudrais partir, voler de mes propres ailes, être autonome. Vivre d'un bout de pain, d'un rayon de soleil, de l'eau d'une source, d'un air de musique & de ce sentiment si profond, l'amour. Ce sentiment qui te redonne confiance, qui te fait espérer, qui te donne le sourire, qui te fait revivre. J'aimerais m'en aller, oublier ce monde désastreux et égoïste & me rapprocher de la nature, me rapprocher de moi même, me retrouver, ou justement me trouver, comprendre qui je suis vraiment. Je voudrais parcourir les routes, marcher sous des trombes d'eau ou bien sous un soleil de plomb, dormir dans un coin de rue ou encore contre un grand chêne, agé de plusieurs centaines d'années. Parcourir le monde, voir ce qu'il est réellement, se rendre compte qu'il ne se limite pas à cette france, cette france qui donne envie de gerber, connaître tous ses peuples, admirer tous ses paysages, regarder tous ses visages, et comprendre qu'en réalité,
tu n'es qu'une poussière, tu n'es qu'éphémère, tu n'es rien.